Selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le nombre désaisonnalisé annualisé de mises en chantier d’habitations au Canada a diminué entre mars et avril, passant de 243 000 à 213 900.
« En avril, la construction résidentielle a ralenti par rapport aux hauts niveaux d’activité enregistrés en février et en mars. Ce ralentissement est en majeure partie attribuable à une baisse des mises en chantier de logements collectifs, lesquelles avaient touché respectivement en mars et en février leurs deuxième et troisième sommets en importance depuis mars 1978 », a déclaré Bob Dugan, économiste en chef au Centre d’analyse de marché de la SCHL. « Malgré le recul, le volume de mises en chantier est demeuré élevé, à plus de 200 000 unités », a-t-il ajouté.
En avril, le nombre désaisonnalisé annualisé de mises en chantier dans les centres urbains a régressé de 16,3 % par rapport à mars et s’est établi à 185 400. Il est descendu de 141 000 à 113 900 dans le segment des collectifs et a fléchi de 11,3 % dans celui des maisons individuelles pour se situer à 71 500.
Toujours en avril, le nombre désaisonnalisé annualisé de mises en chantier en milieu urbain a diminué dans toutes les régions du Canada, sauf en Colombie-Britannique, où il a augmenté de 17,1 % et atteint 34 900. En effet, il s’est établi à 7 500 dans le Canada atlantique, à 37 600 au Québec, à 73 000 en Ontario et à 32 400 dans les Prairies. Du côté des maisons individuelles, il a reculé partout sauf au Québec, où il s’est accru de 9,3 % pour se fixer à 12 900.
On évalue à 28 500 le nombre désaisonnalisé annualisé de mises en chantier dans les régions rurales pour le mois d’avril.
En chiffres réels, le cumul annuel des mises en chantier en milieu urbain et rural est de 3,3 % supérieur à celui des quatre premiers mois de 2007, selon les estimations. Dans les centres urbains, la hausse est évaluée à 9,6 % : l’activité a ralenti de 14,9 % dans la catégorie des maisons individuelles, tandis qu’elle s’est accélérée de 29 % dans celle des collectifs. |